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EXTASES n’est pas une histoire de cul !

C’est le parti que j’ai pris, avec EXTASES, de parler et de montrer telles qu’elles sont ces choses de la vie et de l’Amour.

Et à travers cela, je fais une proposition: et si l’on essayait de parler du sexe comme d’une chose naturelle et normale ? De dédramatiser le droit au plaisir ?

Parlons politique.

De tout temps, l’exercice du pouvoir est passé par le contrôle des corps. Sous des formes dures, violentes, l’esclavage, le massacre, le génocide mais aussi sous des formes plus subtiles, les interdits, les tabous. Ceci, tu ne peux pas le faire, ceci, tu peux, mais tu ne dois pas dire que tu le fais, ceci, par contre, est autorisé.

Le partriarcat passe par le contrôle du corps des femmes par les hommes. Les Femmes se sont battues et continuent de se battre pour la contraception, l’avortement, contre le viol, l’intimidation, le féminicide...
Les combats d’émancipation commencent tous par la récupération de la souveraineté de son propre corps.

EXTASES ne raconte pas autre chose qu’un parcours d’émancipation. C’est l’histoire d’un jeune garçon, devenant un jeune homme, puis un homme, qui tente de comprendre qui il est, de définir qui il veut être et de construire son rapport au monde, aux autres, aux femmes en particulier, à la société telle qu’elle est et telle qu’elle évolue, à travers le rapport à son propre corps et à celui des autres.

Le fait est que nous sommes des animaux sexués, et que ce qui nous donne envie de nous reproduire, c’est le plaisir que cela nous procure. (On n’attrape pas les mouches avec du vinaigre). Or, depuis longtemps, l’être humain a cherché les moyens de dissocier ce plaisir des éventuelles conséquences de celui-ci. Le préservatif a été inventé par les Anciens Égyptiens, et dans les années 60, la pilule a révolutionné la sexualité.

Nous sommes des animaux doués d’une intelligence et d’une conscience qui ont fait de nous des Femmes et des Hommes capable d’élaborer un discours sur notre propre sexualité: l’érotisme.

Mais il y a ce contrôle des pouvoirs, ce contrôle millénaire qui nous a fait intégrer que les images de l’Amour et du Sexe seraient choquantes, impudiques, honteuses, sales et dégradantes, ce contrôle qui nous fait pratiquer l’auto censure par l’ellipse, le plan de coupe d’une fenêtre ouverte sur la lune ou de la descente de lit avec quelques vêtements abandonnés à la hâte.

On peut montrer des corps mitraillés, éventrés, découpés, massacrés, torturés, suppliciés, hachés menu, mais pas questions de montrer des sexes en action!

Pour cela, il y a la pornographie qui, pas plus que l’ellipse, ne rend compte de la réalité: la pornographie joue avec les interdits dans le but de nous exciter alors que l’ellipse nous est imposée par les diktats de la “morale” politico-religieuse.

Or, quand on est dans un lit avec une autre personne (et que l’on y est entre adultes, désirant ardemment s’abandonner, dans les uns des autres, se laisser emporter par les délices que seuls nous permettent l’Amour et le Sexe), on voit et on fait ces choses qui ne nous sont jamais montrées telles qu’elles sont, telles qu’elles se passent, avec leurs hésitations, leurs élans, leurs moments de grâce ou de doute.

C’est le parti que j’ai pris, avec Extases, de parler et de montrer telles qu’elles sont ces choses de la vie et de l’Amour.

Et à travers cela, je fais une proposition: et si l’on essayait de parler du sexe comme d’une chose naturelle et normale ? De dédramatiser le droit au plaisir ?

Dédramatiser.

Dire que nous avons le droit de choisir ce que nous faisons avec nos corps, car nos corps nous appartiennent à nous et à nous seuls, et que tant que nous sommes entre adultes désirants, personne ne devrait avoir à se mêler -ou à juger- de ce qui se passe sous la couette des autres.

Et ceci est une démarche politique.

JLT

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